Voici les 9 résultats

Blanche Berthelier

Blanche Berthelier est une artiste, diplômée des Beaux Arts de Lyon où elle fût l’élève de Gérard Gasquet.

A travers ces dessins réalisés à la pierre noire, au fusain ou à l’encre de Chine, Blanche nous invite dans un monde mystérieux, où les traits fins, minutieux, harmonieux et répétitifs, nous suggèrent un univers énigmatique plus qu’ils ne nous dévoilent des réalités.
En regardant le travail de Blanche on se sent glisser, lentement, dans un monde silencieux, mystérieux, habité de formes dont on ne saurait dire si elles appartiennent au monde animal, végétal, minéral et même au monde réel. On ignore si on est face à de l’infiniment petit ou à l’infiniment grand, s’il l’on est à l’intérieur ou à l’extérieur.

La finesse du trait, l’harmonie des courbes, la minutie du dessin utilisées pour représenter cet indicible, créent une étrange impression de calme-inquiétude, de mouvement silencieux. L’accumulation, presque obsessionnelle, des traits renvoie à un travail méditatif, ritualisé.

L’artiste nous présente son monde intérieur, qui loin d’exclure le spectateur, l’invite à y déceler ses propres projections.

Artiste professionnelle depuis 2009
Professeur de dessin depuis 2016 à Bellecour Ecole, Lyon

Formation :
2008 DNAP, Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Lyon
2003 Licence Médiation culturelle et Communication, Lyon II
2000 Baccalauréat Littéraire, mention bien, Lycée Ampère, Lyon

2018 :
Traits Collectifs, La menuiserie Expo collective, festival Lyon B.D.
Galerie Jean-Louis Mandon, Expo collective, Lyon

2017
Centre Culturel Le Bief, Ambert Expo personnelle

2015
Galerie Da-End, Cabinet n°5, Paris Exposition collective
L’Epicerie Moderne, Feyzin Exposition personnelle
Musée des Confluences, Lyon Performance dessin

2014
Galerie Da-End, Cabinet n°4, Paris Exposition collective
Galerie Jean-Louis Mandon Exposition personnelle et catalogue
Château de Rochebonne Exposition collective
Le L.A.C. St Etienne Exposition collective

2013
Galerie Da-End, Cabinet n°3, Paris Exposition collective
Château de Rochebonne Exposition collective
Galerie Jean-Louis Mandon Exposition personnelle

2012
Château de Rochebonne Exposition collective
A l’Origine : le dessin, Artas Exposition collective

2011
Galerie Gilbert Riou, Lyon Exposition collective
Le Polaris, Corbas Exposition collective et conférence
Médiathèque de Toulouse, 300 images sauvages Exposition collective

2010
MAPRA, Lyon Exposition personnelle
Galerie All Over, Lyon Exposition collective

2009
Galerie Houg, Exposition des lauréats du Prix Jean Chevalier, Lyon

Entretien avec Gérard Gasquet,
Catalogue de l’exposition collective au Polaris, Corbas, 2011.

G.Gasquet :Tes dessins qui semblent provenir d’un monde très intérieur à toi-même, révèlent par leur facture noir et blanc des images qui questionnent. Tes images représentent-elles la tentative de mettre en formes certaines sensations indéfinies qui parcourent nos existences entre ombre et lumière ?

B.Berthelier : Oui je crois que c’est effectivement cette tentative qui sous-tend mon travail. Ces sensations indéfinies nous traversent, et nous y sommes plus ou moins sensibles. Les mettre en forme nécessite de créer un univers qui semble en-dehors d’une réalité tangible et certaine.
Le noir et blanc aussi participe à une perte de repères et opère une rupture dans des habitudes de perception.
La façon dont je dessine s’oriente plus vers l’intuition et son silence que vers le réel, ou une idée du réel.

G.Gasquet : Relierais-tu le contenu un peu médiumnique de tes dessins à des structures psychiques universelles, qui rendraient tes images sensibles à chacun ?
Peux-tu nous parler de la naissance d’un dessin, et nous dire qu’elles sont les sources de tes images.

B.Berthelier : J’ai l’impression que je dessine des choses que chacun peut appréhender, ou sentir. Ce que je donne à voir n’est pas fermé à l’entendement, malgré l’aspect énigmatique des images… Au contraire, il me semble que je présente aux autres une vision sur des choses, sur des structures qui sont en nous, ou avec nous, et que je n’invente rien dans mes sujets, mais que je fais des images sur des choses qui sont psychiquement présentes, et prégnantes.

Les idées de ce que je veux représenter se précisent au fur et à mesure que je dessine et que les figures apparaissent. Dans d’autres cas je fais des petits dessins préparatoires, comme pour noter des idées, et ils me servent de base de départ.
Je crois que je n’ai pas d’idée précise de la source de mes images…
Il y a des choses qui ‘viennent’, que je visualise mentalement et que je note, même quand je ne dessine pas, et il y a aussi des formes qui apparaissent au fil du trait.
Je dois aussi admettre l’indéniable l’influence des images que j’aime regarder, notamment l’imagerie médiévale que je trouve fascinante et empreinte d’une véritable puissance visuelle et psychique, mais aussi l’observation des formes naturelles, l’anatomie, dont la contemplation peut amener à un vertige sensoriel, et qui offre un répertoire de formes infini.

G.Gasquet : Tu as réalisé avant tes travaux actuels, de très grands dessins, où la trace du pinceau est large, souple, et gestuelle. Que t’apporte maintenant cette facture, où il te te faut affronter, par couches successives, des heures de travail sur une même surface pour que vivent les noirs ?

B.Berthelier : Quand je faisais ces grands dessins à l’encre, il y avait cette notion de surgissement de l’image qui m’était importante. Le travail était beaucoup plus rapide mais nécessitait une concentration des gestes, pour faire surgir des formes dans une sorte d’immédiateté. Cette période m’a permis de travailler cette concentration particulière.
Puis j’ai eu envie de passer du temps à formuler mes images, je me sentais un peu frustrée du résultat formel très brut de ces grands dessins.
Je me suis mise à dessiner à la plume ou au crayon, très minutieusement, sur des dessins où je dois travailler très longtemps, comme si je transformais, distillais l’énergie de l’intuition sur tout le temps de travail. J’ai l’impression que cette façon de travailler fait que l’on peut mieux « entrer » dans ces images, alors que dans les précédentes, la figure surgit, presque comme un diable hors d’une boîte. La difficulté étant de ne pas perdre ce cette énergie au fil du temps du dessin, mais qu’elle se maîtrise et passe dans autre chose que la violence de l’apparition des figures.

G.Gasquet : Comment vis-tu avec tes images lorsqu’elles sont « terminées », et que tu les observes, et aussi lorsque tu les exposes aux regards extérieurs.
Et quelle valeur donnes-tu alors au regard de l’autre ?

B.Berthelier : J’ai parfois l’impression de montrer mes dessins comme les explorateurs du XVème siècle montraient à leur retour leurs cartes et images des nouveaux mondes, avec une part d’invention personnelle et fantasmatique, et le rendu naïf mais néanmoins documentaire d’une expérience. J’ai l’impression de ne donner à voir que des choses qui existent, et qui concernent chacun. Dans la comparaison avec l’explorateur qui fait part de ses découvertes, et qui les met en forme, je retrouve un acte qui tient du don, et du voyage fait à la fois pour soi et pour les autres.

Les regards extérieurs peuvent parfois m’aider à saisir des choses dont je n’étais pas consciente en observant mes images, même si par ailleurs je continue de me heurter au fait que la part inquiétante de mes images puisse déranger. D’une façon ou d’une autre le regard de l’autre enclenche une autonomie de l’image que j’ai crée, puis exposée.

Instagram did not return any images.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit, sed do eiusmod tempor incididunt ut labore et dolore magna aliqua. Ut enim ad minim veniam, quis nostrud exercitation ullamco laboris nisi ut aliquip ex ea commodo consequat. Duis aute irure dolor in reprehenderit in voluptate velit esse cillum dolore eu fugiat nulla pariatur. Excepteur sint occaecat cupidatat non proident, sunt in culpa qui officia deserunt mollit anim id est laborum.


Oeuvres de Blanche Berthelier

600,00
600,00
400,00
600,00
400,00
300,00
600,00
600,00
400,00